01 84 16 62 53
Accueil > News > Édition et auto édition > Il faut vivre pour écrire, et non pas écrire pour vivre

Il faut vivre pour écrire, et non pas écrire pour vivre

Édition et auto édition - posté par Sabrina

Cette année lors de la rentrée littéraire, ce sont 560 romans et nouvelles français et étrangers qui vont paraître (il y en avait 589 l'année dernière).

Vous retrouverez les sorties annuelles, ou quasi annuelles, de Régis Jauffret, Amélie Nothomb, Marie Darrieusecq, Erik Orsenna... et les quelques petits nouveaux, les pépites dénichées par les éditeurs (cette année ce devrait être David Lopez, Jean-Baptiste Andrea ou Emmanuelle Favier).

Il est assez étrange, en terme de logique commerciale (je sais c'est un gros mot quand on parle de culture mais les éditeurs vivent de la vente des livres), de se placer ainsi en concurrence frontale, sur une période où les lecteurs, si passionnés soient-ils, ont dépensé beaucoup d'argent pour leurs vacances, vont en dépenser beaucoup pour la rentrée scolaire de leurs enfants, le tout avec le solde des impôts, l'arrivée des impôts locaux et fonciers... Bref, à un moment où ils n'ont pas les moyens d'acheter des livres.

Mais il y a des logiques dans l'édition que le commun des mortels ne peut comprendre. Parce que le monde de l'édition, sous son aspect feutré, policé et urbain, est un monde où il faut en avoir. Eh oui des c..., parce qu'on se scrute, on se jauge, on se mesure. On fait les gros bras avant de s'affronter sur les rings des prix littéraires ; et là il y a beaucoup à gagner. Un Goncourt, le maître, le prix roi c'est entre 250.000 et 500.000 exemplaires (qui n'a jamais vu dans sa librairie de quartier à l'approche de Noël, des clients acheter jusqu'à 5 exemplaires du dernier prix Goncourt qu'ils vont offrir parce qu'ils n'ont pas d'idée et ça fait chic) ; le Renaudot peut permettre d'atteindre 200.000 ventes, le Fémina 150.000....
Alors les dés sont souvent pipés, on n'y va pas à la régulière ; les tractations se font en coulisse, sur fond de pressions et de connivences.
Et puis, les libraires, comme les vendeurs de chocolat, font 30% de leur chiffre d'affaires à Noël, alors ils ont besoin de marchandises et tout le monde de l'édition se bouscule au portillon, espérant que son "jeune" auteur fera partie des découvertes de la rentrée.

Cette année, il est donc prévu comme tous les ans, que les chiens aboient, la caravane passe... jusqu'à quand ?



Poster un commentaire

Vous devez vous identifier pour poster un nouveau commentaire.